The Hypnoflip Invasion

12 juillet 2012 La Musique des Autres  No comments

stupeflip
En attendant la sortie du premier effort sonore (…sonique ?) des Dirty Sound Club, un peu de rap français pour occuper l’été : The Hypnoflip Invasion.
 
Que nous chroniquions un album de rap n’est pas d’une évidence artisitique pour tous ; mais pour nous, à l’inverse, on se dit que c’est surprenant d’avoir attendu 10 ans et 3 albums pour parler de Stupeflip (un truc stupéfiant). 3iéme album donc pour le Stup Crou et encore une put… de claque. Sur le podium des aliens musicaux, Stupeflip se glisse entre Didier Super et La Tante à Denis. Et sur la tête des canards, si la moitié des groupes français pouvait s’inspirer de la qualité des textes du Stup, y’aurait moins d’abrutis dans les salles de classe et sur les bancs publics (bancs publics, bancs publics).
 
Pour situer la qualité des paroles, y’a guère que Les Dud et Charlie Baudelaire pour s’aligner. On peut pas parler de 2iéme degré, de lecture à tiroir voire de mise en abîme : c’est tout à la fois, en bordel couvré et agrémenté de féroces charges envers tout ce qui bouge. Agressivité gratuite ? Qu’est ce qu’on en a à fou… ! La religion du Stup rassemble les fidéles de tous bords et tant pis pour les agnostiques athés anticléricaux : dans l’ére du Stup, les non croyants seront brulés sur le parvis de la menuiserie.
 
Pour la partie musicale, on va mettre ça quelque part vers PuppetMastaz, Svinkels et Cypress Hill. Ouais, ça fait un peu fourre-tout mais le Stup se laisse pas facilement cerné : ça gueule, ça râle, ça rap(e), ça pue le rock par tous les pores et tant pis si les guitares saturées génent les puristes à bonnet, le Stup Crou écrabouille les conventions.
 
Pour couronner le tout, l’univers du Stup est d’une densité telle qu’il ferait passer les touffes des Jakson Five pour une patinoire.Univers déjanté, humour absurde et références inventées, y’a pas 10 sec de repit sur chacun de leurs albums (pire que Les Dud, c’est dire). Accesoirement, les saillies jubilatoires des protagonistes (3 ou 4 zozos doivent se succéder au micro) vengent des générations d’écoliers timides et complexés. La réussite du Stup, c’est la revanche des petis boutonneux contre les Bobby Mike de cours d’école !
 
Pour les prestations scéniques, on n’a pas vu mais y parait que ça vaut son pesant de roubles : insultes et tout le toutim, là encore, y’a guère que Didier SupAir pour s’aligner.
 
Bon, comme on fait de la vraie chronique sans compromission, on regrettera le stick des Inrockuptibles à l’arriére du CD. Je sais bien qu’il faut bouffer mais les Inrock, c’est quand même le journal tout pourri par excellence (put…, ça dénonce à mort, qu’est ce qu’on s’engage nous).
 
Sur ce, je retourne à ma vie de rentier.

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